VIIe édition réussie pour José, Titou, Serge et Alice, fidèles au rendez-vous du souvenir.
En présence d’un beau soleil revenu, émotion et beau jeu étaient réunis tout dernièrement entre les pagelles du stade Lolo Mazon, à l’occasion du traditionnel match de rugby organisé pour l’attribution du « Bouclier Raymond Fort ». De l’émotion, quand les Badalucs et leurs invités se sont inclinés à la mémoire du défunt président, en présence d’Alice et de ses filles. De l’émotion encore, lorsque le souvenir des anciens récemment décédés, Maurice Hygounet et Roger Raynaud a été évoqué. De l’émotion toujours, durant la minute de recueillement observée par les joueurs et les nombreux spectateurs, à la mémoire de Jean-Claude Sicre, disparu le 4 juillet dernier.

Le beau jeu était aussi au rendez-vous lorsque les deux sélections se sont affrontées sur une pelouse parfaite, avec un résultat final mettant dos-à-dos ou presque, les Badalucs et l’équipe du Président. En l’absence cumulée d’Arnaud Molini et de Joël Laffite, réquisitionnés par l’ami Richard pour la « mounjetado » du soir, les Badalucs ont joué cartes sur table en envoyant les gros devant. Composée d’un éventail des « Cissous Boys» de Montpellier, des campeurs de St Jory et de Chalabrois sélectionnés entre le guichet et la buvette, l’équipe du Président a rapidement pris ses marques en privilégiant les longues chevauchées de trois-quarts. Pour le plus grand plaisir des aficionados rassemblés à distance raisonnable de la guinguette tenue par Christine et Sophie.

Plusieurs essais de belle facture seront proposés aux officiels du club de la « Ressègue » (photo ci-dessus), hélas autant donner de la confiture à des cochons, trop occupés à pointer ballons tombés ou passes dans les chaussettes. Côté Badalucs, Olivier Carbonneau mettra ses adversaires dans les fraises et ira aplatir un essai, au terme d’une double accélération et d’un pas de l’oie. Souvent sollicité, Jeff Toustou remontera lui aussi de précieux ballons. En face, les postures chaloupées de « Tchicho » Canal perturberont souvent la défense inversée du duo Babou-Sanchez. De même que le jeu développé par les « Cissous » (photo ci-dessous), aura rappelé les meilleures années en bleu et blanc de José Sanchez, président des Badalucs. Le tout arbitré par Christian Laffont et Romain Sicre, préposés au sifflet et à la hauteur.

La remise des récompenses permettra à Serge Murillo, ambassadeur des années 1970, de remettre un bouquet de fleurs à Alice, et le Bouclier Raymond Fort aux visiteurs héraultais (photo ci-dessous). Prélude à une soirée festive et gastronomique qui commencera avec un apéritif offert par l’ami Francis. Le tout dans un déploiement de partitions fournies par l’OPVC, la fanfare Tarabrass et les percussions de Tonton Kéké.

Cet article s'inspire d'un texte écrit par Philippe Cnocquart.
Un album-photos Bouclier Raymond-Fort 2011 a été mis en ligne.
De gauche à droite, François Sanchez, Marie Ferrand, Monique, Maryse, Fernande et Lucien Papaïs. Debout sur un tabouret, la petite Viviane Papaïs.
En 1970, la belle équipe était composée de René Huillet, Pierrot Olivé, chef-cuisinier, François Sanchez, Guy Garros, Jean-Claude Cazettes, Raymond Fort, Antoine Escande, Pierre Sancho.
En attendant les haricots.
Discrète mais tout aussi organisée que les « Festejaïres del Cazal » , la planète bleue alignait ses révolutions autour de l’astre solaire, si bien que l’heure de goûter les haricots de Richard arrivait sans crier gare. L’alerte avait pourtant été donnée par une armada de musiciens autorisée à mettre le feu, tout près du lavoir, sécurité oblige. Les lampions allaient s’allumer un à un, tandis que 448 convives dépliaient leurs serviettes dans un magnifique mouvement d’ensemble rodé depuis bien longtemps. Prélude à un feu d’artifice gastronomique tiré depuis les marmites de Richard, efficacement épaulé cette année par Arnaud et Joël, deux chefs en devenir. Insensibles à un ciel vidé de ses étoiles, les convives plébisciteront une fois encore le tour de main du trombone préféré de Marie-Pierre, qui fêtait en ce week-end dédié au souvenir de Marie-Madeleine, quinze années d’exercice aux fourneaux. L’ouverture du festival off intervenait autour de minuit (ci-dessous, photo Maryvonne Poirier), au grand dam du renard, désarmé face à des poules aux yeux grands ouverts. Félicitations aux « Festejaïres del Cazal » et à leurs cadets, qui après avoir présenté leurs lettres de motivation dans les délais, ont satisfait haut la main à l’examen de passage.
Chacun a gardé le rugby au coeur.